Brésil : semaine de mobilisation à partir du 15 mai

35 millions de brésiliens. C’est le nombre de Brésiliens qui ont fait grève le 28 avril dernier. La grève générale, appelée par les centrales syndicales et les mouvements populaires, a été largement suivie dans le secteur de transports, les services publics, mais aussi l’industrie et les banques.

Les principales routes du pays ont été bloquées. Selon certains observateurs, il s’agit de la plus grande grève générale de l’histoire du pays. Les sans-terre, les sans-toit et les indigènes se sont joints au mouvement. Objectif : bloquer les contre-réformes néolibérales impulsées par le gouvernement de Michel Temer et la majorité conservatrice du parlement brésilien.

Après avoir décrété le gel, pour les 20 prochaines années, des dépenses pour l’éducation et la santé, ceux-ci ont en effet présenté, coup sur coup, des projets de loi visant à démanteler le système de retraites et le Code du travail (la législation qui garantit les droits des salariés) ainsi qu’à généraliser la sous-traitance.

La grève du 28 avril faisait suite à une première journée de mobilisation nationale, couronnée de succès mais de moindre envergure, qui avait eu lieu le 15 mars.

Le 4 mai, les principales centrales syndicales du pays se sont rencontrées pour discuter de la suite. De grandes mobilisations seront organisées dans la capitale Brasilia, en coopération avec les mouvements populaires et sous le mot d’ordre « Occupa Brasilia » (« Occupe Brasilia »), du 15 au 19 mai. Objectif : mettre la pression sur les députés fédéraux, qui se pencheront sur le projet Temer de démantèlement du système des retraites les 24 et 31 mai. Cette semaine de lutte dans la capitale fédérale se conclura par une grande marche jusqu’au Congrès.

Et l’idée d’une nouvelle grève générale est dans l’air, cette fois pour une durée de 48 heures au minimum, au cas où la droite n’abandonnerait pas ses projets de démantèlement.

Guy Zurkinden, Journaliste et ex-coopér-acteur d’E-CHANGER au Brésil

 


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