L’ONG romande E-CHANGER se lance dans une nouvelle étape dès le 1er janvier 2017

L’organisation de coopération solidaire E-CHANGER (E-CH), anciennement Frères sans Frontières (FSF), inaugure le 1er janvier 2017 une nouvelle étape de sa vie institutionnelle, commencée en 1959. Elle a quitté Fribourg pour s’installer à l’Avenue du Grammont 7, à Lausanne, dans le même immeuble que le secrétariat romand de l’Action de Carême et que d’autres ONG de la société civile suisse.

Après une expérience de trois ans au sein de l’alliance suisse COMUNDO (avec Bethleem Mission Immensee et l’ONG tessinoise et Inter-Agire), qui s’est avérée insatisfaisante, E-CHANGER (E-CH) retrouve son autonomie. Elle reconduit sa présence dans le Sud “dans un format plus modeste”, mais avec le même enthousiasme militant, estimant qu’”un autre monde  est possible !”

“Un autre monde est possible !”

E-CHANGER souligne que la lutte contre les inégalités passe aussi par un travail de sensibilisation de la population et des élus en Suisse. Dans ce cadre, l’ONG, comme elle l’a fait dans le passé, effectuera des prises de positions, organisera ou participera à des actions publiques, mettra sur pied des délégations, et communiquera sur les réseaux sociaux et dans la presse, confie à cath.ch son chargé d’information Sergio Ferrari.

L’ONG compte sur une équipe de secrétariat renouvelée, des représentants et représentantes dans 6 cantons, un programme certifié pour 4 ans, un nouveau siège à Lausanne et un site internet flambant neuf: www.e-changer.org.

Reprise des activités au Burkina Faso et au Brésil

A partir de janvier 2017, elle reprend ses activités au Burkina Faso et au Brésil, renforçant ainsi ses relations historiques de partenariat avec des mouvements et des acteurs sociaux importants de la société civile du Sud. E-CHANGER structure  son action autour de deux axes: la souveraineté alimentaire et la promotion des droits des populations vulnérables et marginalisées.

Grâce aux compétences techniques et humaines de ses coopéracteurs/trices, l’ONG romande se donne pour mission de contribuer au renforcement de la société civile et à promouvoir la justice sociale et environnementale. Le programme institutionnel 2017-2020 d’E-CHANGER vient d’être approuvé par UNITE, la plateforme suisse des ONG pour l’échange de personnes (coopération basée sur le volontariat international). Ce programme est cofinancé par la Direction du développement et de la coopération (DDC) de la Confédération.

Structure souple et légère

L’équipe professionnelle renouvelée du secrétariat d’E-CHANGER (5 personnes, totalisant un temps de travail de 190 %) est installée depuis le 1er janvier 2017 à Lausanne. A sa structure souple et légère, s’ajouteront des représentants et représentantes bénévoles dans les cantons de Fribourg, Jura, Neuchâtel, Vaud, Genève, Berne et Valais, précise E-CHANGER. Ces personnes serviront de relais dans les régions concernées.

En mars-avril 2017, E-CHANGER organisera une campagne d’information dans différentes villes, avec  la présence de l’une de ses coopérantes au Burkina Faso qui collabore avec la Marche mondiale des femmes (MMF), un partenaire historique de l’ONG romande.  A l’occasion du prochain Festival international de films de Fribourg (FIFF), E-CHANGER et Fribourg-Solidaire renforceront leur appui au FIFF par le biais d’une “initiative novatrice”, fait savoir E-CHANGER.

Relations privilégiées avec Alliance Sud

E-CHANGER confirme en outre son appartenance à plusieurs fédérations cantonales de coopération, sa participation à l’initiative “Pour des multinationales responsables”, ainsi qu’à la plateforme des ONG suisses. Ses relations privilégiées avec Alliance Sud – la Communauté de travail des œuvres d’entraide Swissaid/Action de Carême/Pain pour le prochain/Helvetas/Caritas/Eper – et UNITE ont encouragé E-CHANGER à créer ensemble un groupe de Journalistes ami-e-s du Sud.

La nouvelle orientation de l’organisation et la constitution d’un comité de huit personnes (*) ont été plébiscitées et ratifiées par l’Assemblée générale du 17 juin 2016 qui a élu à la coprésidence la Fribourgeoise Antoinette Romanens, assistante sociale de formation et ancienne députée, et le Vaudois Claude Desimoni. Ce dernier est également trésorier de la Centrale Sanitaire Suisse Romande (CSSR), une organisation fondée à l’époque de la guerre d’Espagne pour soutenir les victimes du putsch fasciste de Franco et les combattants républicains. (cath.ch/com/be)

Par Jaques Berset, Cath.ch

(*) Membres du comité: Antoinette Romanens, Claude Desimoni, Luc Recordon, Bernard Fragnière, Bernard Borel, Pierre Meyer, Joëlle Rudin, Pierre-Yves Moret.

 


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