MSF remet ses activités de riposte à Ebola en RD Congo

Kinshasa, le 26 juin 2018 – Après deux mois d’activités à Mbandaka, Bikoro, Itipo et Iboko, dans la Province de l’Equateur, en République démocratique du Congo (RDC), l’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières/MSF a commencé la passation des activités de réponse à Ebola au ministère de la Santé congolais et à une ONG internationale.

La remise des activités a commencé le 20 juin, avec la fermeture du centre de transit de MSF à Itipo, dans l’hôpital général de référence de cette même localité. Tous les nouveaux cas suspects sont dorénavant pris en charge dans un centre de traitement ébola, géré par l’ONG ALIMA (The Alliance for International Medical Action), qui s’occupe aussi des activités de référence et de surveillance dans les zones touchées par l’épidémie. ALIMA assistera le ministère de la Santé dans le suivi médical et psycho-social des personnes guéries.

Cette épidémie Ebola n’est pas encore finie, mais nous sommes heureux de constater que beaucoup de progrès ont été faits. Etant donnés le nombre faible de cas et l’expertise croissante des équipes locales, le ministère de la Santé est bien placé pour terminer le travail que nous avons commencé ensemble.

Henry Gray, coordinateur d’urgence MSF en equateur

Le 24 juin, MSF a également remis la gestion du centre de traitement Ebola dans l’hôpital général de référence de Bikoro à l’équipe du ministère de la Santé, qui continuera de s’occuper de l’isolement et des tests des cas possibles d’Ebola. Toutes les activités mobiles – surveillance, promotion de la santé, assainissement et enterrements sécurisés – à Bikoro seront reprises par le ministère et d’autres organisations non gouvernementales d’ici le 30 juin.

Le dernier centre de traitement va être délegué le 15 juillet

Une équipe MSF est en train de construire une petite unité d’isolement dans l’hôpital général de référence de Mbandaka. Une fois terminée, tout nouveau patient suspect sera isolé et testé pour le virus dans ce nouvel espace. Le centre de traitement Ebola construit par MSF dans la banlieue de Mbandaka, et qui compte 40 lits, sera désinfecté et démantelé d’ici le début du mois de juillet.

Le centre de traitement Ebola au sein de l’hôpital général de référence à Iboko sera la dernière structure à faire objet d’une passation avec le ministre de la santé, qui aura lieu le 15 juillet. En parallèle, MSF continuera les activités de surveillance et de sensibilisation communautaire, ainsi que le support aux services de pédiatrie et de prévention et contrôle des infections au sein de l’hôpital.

Pas de nouveau cas depuis le 6 juin

Enfin, étant donné qu’il n’y a pas eu de nouveau cas d’Ebola confirmé depuis le 6 juin, les équipes MSF, en collaboration avec les équipes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont fini la vaccination « en anneau » des contacts directs et indirects des patients confirmés Ebola, en utilisant le vaccin rVSVDG-ZEBOV-GP. De la même façon, dans les zones de santé de Bikoro et Iboko, les activités liées à la vaccination des  personnels de santé en première ligne se sont terminées le 23 juin. S’il n’y a pas des nouveaux cas confirmés d’Ebola d’ici-là, les 21 jours de suivi des derniers soignants qui ont été vaccinés, ainsi que les activités de vaccination encore en cours s’achèveront le 14 juillet.

Paludisme, choléra et rougeole plus dangereux que l’Ebola

« La réponse internationale importante face à cette nouvelle épidémie d’Ebola est encourageante, mais les bailleurs et les autres organisations humanitaires ne doivent pas oublier que la population congolaise est plus susceptible d’ être touchée par le paludisme, le choléra, la rougeole ou par les conséquences des déplacements massifs liés à la violence, plutôt que par Ebola, rappelle Gray. Au-delà des projets réguliers que MSF mène en coordination avec le ministère de la Santé en RDC, le Pool d’Urgence Congo (PUC) répond actuellement à l’épidémie de choléra à Mbuji Maji (Kasaï Oriental) et, en parallèle, évalue les besoins afin de pouvoir intervenir pour répondre aux violences à Tshikula (Kasaï Central). »


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