Sénégal : une histoire, une équipe, une réussite

Depuis 2012, Première Urgence Internationale gère la Maison Médicale de Wassadou (MMW) au Sénégal. Porté par sa fidèle équipe, le projet s’est développé en 2017 et a fleuri vers une belle réussite. Récit.

De la difficulté de travailler dans des zones reculées

La silhouette de la Maison médicale de Wassadou se devine, érigée au bord de la route, en pleine brousse. Le docteur Mamadou Ndiaye en est le coordinateur et directeur médical. Ici, nous sommes au plein Sud du Sénégal, à 60km au sud-est de Tambacounda, une zone extrêmement éloignée de Dakar, le poumon économique du pays. Le Dr Ndiaye est chargé de s’occuper des patients et de gérer le bon fonctionnement de la Maison. Et comme toujours, ses journées sont chargées.

Le Docteur Mamadou Ndiaye à son bureau dans la Maison Médicale de Wassadou

Le Docteur Mamadou Ndiaye à son bureau dans la salle de consultation

Aujourd’hui c’est mercredi, jour de marché au village de Wassadou Dépôt. Les patients arrivent par autobus entiers et se pressent aux portes de la Maison Médicale. Certains parcourent plus de 100km pour venir consulter. En une journée, la Maison traitera une quarantaine de consultations, médecine générale et maternité confondues. C’est le point culminant de la semaine.

L’équipe de Mamadou est constituée exclusivement de nationaux. Qu’il s’agisse de l’infirmière d’Etat, de la sage-femme ou des chargés de soins, tout le monde est dévoué à sa mission et travaille sans relâche pour améliorer les services et les soins apportés aux patients.

Réunion de coordination du docteur Ndiaye Mamadou et son équipe à la maison médicale de Wassadou

Réunion de coordination du docteur Ndiaye Mamadou et son équipe

Dans cette zone reculée et difficile d’accès où la malnutrition reste persistante et où le paludisme sévit régulièrement, leur travail a une réelle importance. Et ils en sont bien conscients. Mais l’efficacité et la prospérité du lieu n’ont pas toujours été acquises.

Un long chemin parcouru avec le soutien de Première Urgence Internationale

En 2012, la Maison Médicale est en chute libre. Elle connaît une baisse de fréquentation due à une baisse de qualité des soins importante. Sans soutien externe, elle risque la fermeture. Première Urgence Internationale reprend alors les activités de la Maison. A l’époque, l’organisation s’était fixée comme objectif de restaurer et d’améliorer l’accès aux soins des populations de la région de Tambacounda.

Pour cela, Mamadou et son équipe n’ont pas chômé. En 5 ans, les consultations ont été multipliées par un peu plus 7 avec une fréquence de presque 15 000 visites en 2017 contre 2 000 en 2012. Ce succès s’explique notamment par la qualité des soins proposés par la Maison médicale. La disponibilité en permanence de médicaments essentiels pour les populations, grâce à une pharmacie sur place, est également un atout pour la Maison.  « Je suis confiant », nous livrait Mamadou vis-à-vis de l’achèvement de l’autonomie de la Maison. Toute cette motivation aide à porter le projet.

Salle d'attente à la MMW

Salle d’attente à la MMW

Un soutien entier

Première Urgence Internationale a aussi aidé à mettre en place des procédures logistiques et administratives permettant d’assurer un entretien constant de la Maison Médicale et de ses équipements.

En outre, ce soutien n’a été possible que par la confiance acquise auprès de partenaires financiers (1). Ils ont non seulement cru à la pertinence du projet en matière de renforcement de l’accès à des soins de santé de qualité pour les populations de cette zone très isolée, mais surtout à l’expérience de Première Urgence Internationale pour faire vivre durablement ce projet, alors même que celui-ci était promis à un échec avant la reprise.

2017 marque donc une belle année pour la maison. Son équipe et Première Urgence Internationale continuent d’œuvrer pour que le projet prospère et atteigne l’autonomie.

 

(1) Le projet a bénéficié des soutiens de la Fondation Pierre Fabre (2012-2016) et de la Fondation AFLK (2016-2018)

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