Somalie : Intervenir auprès des victimes malgré l’insécurité.

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Depuis deux mois en Somalie, l’intensification des combats entre les milices islamistes et les forces gouvernementales a provoqué des déplacements massifs et une aggravation de la vulnérabilité des populations. En 17 années de guerre civile, les derniers exodes des populations n’ont jamais était aussi importants. 240.000 personnes ont quitté Mogadiscio ces dernières semaines. Au total, plus de 1,2 millions de personnes sont déplacées en Somalie. 126.000 d’entre elles ont du être accueilli dans le Galgadud, région du centre de la Somalie.
2.184 ménages ont trouvé refuge dans les cinq camps que compte le district d’Abudwaq (situé près de la frontière éthiopienne, dans la région du Galgadud). La situation humanitaire y est alarmante : bois morts, morceaux de carton, chiffons et autres matériaux constituent les abris provisoires de ces déplacés dont les moyens d’existence restent précaires. A leur vulnérabilité, s’ajoute celle des 450 éleveurs nomades qui ont vu leurs troupeaux, leurs uniques moyens de subsistance, décimés par les sécheresses à répétition. Les quelques ONG humanitaires travaillant dans la région sont impuissantes face à l’ampleur de la détresse de ces populations et ne parviennent pas à couvrir leurs besoins alimentaires.
L’insécurité est telle qu’il est impossible aux humanitaires d’intervenir directement, sans prendre le risque d’être kidnappé et / ou d’être assassiné. L’actualité de ces derniers jours témoigne de la gravité de la situation : 3 humanitaires français ont été kidnappés à quelques jours d’intervalle entre l’enlèvement de deux autres français et le pillage des bureaux de l’ONU dans les localités de Baïdao et de Wajid.
Comment apporter une aide concrète sans avoir accès aux victimes ? Afin d’optimiser ses actions, Première Urgence collabore avec l’ONG somalienne ACCESS AID. Ce partenariat permet d’assister 1.800 ménages de déplacés dans le district d’Abudwaq, en procédant à la distribution de 236,25 kg de vivres, à chaque famille pendant 3 mois.
L’enjeu pour Première Urgence est de s’assurer que les denrées ne soient pas détournées et arrivent réellement et directement entre les mains des bénéficiaires et en priorité de celles des femmes chef de famille, des déplacés récents et des personnes âgées.
Afin d’améliorer la sécurité alimentaire des populations déplacées dans les zones touchées par les conflits armés et la sécheresse, Première Urgence réalisera en parallèle à une nouvelle phase de distribution alimentaire qui devrait débuter à partir du mois de septembre 2009, la réhabilitation de réservoirs de stockage (berkads) dans le cadre de chantiers à haute intensité de main d’œuvre. Dans le souci d’éviter de générer des tensions et pour apporter une assistance alimentaire à tous, ce projet bénéficiera particulièrement aux anciens déplacés et à une autre partie des populations locales.

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