Violation croissante des Droits de l’Humain au Honduras: la résistance au coup d’Etat continue

Tegucigalpa, le 13 août 2009
 
La cinquième délégation des observateurs internationaux des droits de l’homme qui sont présents au Honduras, après le coup d’État du 28 Juin a dénoncé les nombreuses et graves violations des droits humains perpétrées par les forces de sécurité, telles que la police nationale et le Commando des Opérations spéciales COBRA de la police nationale et l’armée nationale.

Après  46  jours de résistance pacifique et non-violente contre le gouvernement de facto, les forces armées et la police ont réprimé les manifestants (tes) en faisant recours de manière excessive à la force. Des centaines de policiers et de soldats de l’armée ont occupé la ville de Tegucigalpa, hier, faisant usage de grandes quantités de gaz lacrymogènes, gaz poivre, des projectiles et des armes à feu. Les manifestants (tes) ont été battus à coups de tuyaux, coups de pied et coups de poing, de forme arbitraire et aveugle sur tous ceux et celles qui se trouvaient en la circonstance sur le lieu de la mobilisation.
 
Du point de vue des cinq équipes d’observateurs internationaux qui étaient présents à différents points du centre-ville, il y a eu une réaction excessive et extrêmement violente par les forces de sécurité. Lors de la manifestation qui se déroulait de manière pacifique, plusieurs escadrons de la police ont été déplacées et ont encerclé rapidement la marche avant de commencer à exercer une répression sans qu’il y ait eu une quelconque provocation au préalable de léa part des manifestants (tes). Ils ont de ce fait arrêté et battu plusieurs dizaines de personnes qu’ils ont détenu au sein du Congrès National et à l’Université pédagogique.
 
Parmi les faits et les témoignages recueillis chez les personnes qui ont été victimes de la répression, on peut constater qu’il y a eu des agressions physiques perpétrées contre des journalistes de la presse ; des passants présents ont été battus, arrêtés et blessés. Ils ont également arrêté des personnes de la communautés indigène organisée du pays qui a rejoint la marche en cours de route, tout comme plusieurs mineurs et personnes âgées. Les faits ont été signalés et rapportés à la surveillance de l’armée au siège du STIBYS, qui est le siège du mouvement de résistance. De plus, le raid sur les locaux de Via Campesina et d’autres mesures d’intimidation et de répression pourraient être officiellement relatés. La marche à San Pedro Sula a également constaté une forte et violente répression par les agents de l’État, où il est estimé que plus de 300 personnes ont été arrêtées, et pour la plupart battues et blessées.

Il y a une semaine, la quatrième délégation internationale des observateurs a remis une lettre au procureur général, Antonio Luis Rubi, rendant compte d’un grand nombre de violations des droits humains et constitutionnels de la population hondurienne, et lui demandant de constater les faits afin de résoudre cette situation et de juger les responsables. Nous n’avons pas encore reçu de réponse du procureur quant à sa position face à cette situation de violations généralisées de droits.
 
Nous sommes extrêmement préoccupés par la rapide détérioration des droits de l’homme dans le pays et pour le bien-être de nombreuses personnes qui sont toujours détenues. Nous exigeons que les autorités remettent la liste des noms et adresses de ces personnes ainsi que leur état de santé physique. Nous sommes également préoccupés par l’aggravation de la situation du problème de la violence sociale et la possibilité d’adopter une loi sur le service militaire obligatoire, et le refus par le gouvernement de facto de maintenir des relations diplomatiques cohérentes avec les organismes internationaux tels que le l’OEA
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plus d’infos toml@quixote.org
http://www.copinh.org/
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Communiqué original en espagnol Tegucigalpa, 13 agosto 2009
 
La quinta delegación de observadores internacionales de derechos humanos que tiene presencia en el país, a partir del golpe de estado del 28 de junio, denuncia las múltiples y graves violaciones de derechos humanos perpetradas por las fuerzas de seguridad del Estado, tales como la policía nacional, el Comando de Operaciones Especiales COBRA de la policía nacional, y el ejército nacional.
 
En el  46º día de resistencia pacífica y no violenta contra el gobierno de facto, las fuerzas armadas y la policía reprimieron con una fuerza excesiva a las y los manifestantes.  Cientos de policías y efectivos del ejército ocuparon la ciudad de Tegucigalpa ayer, lanzando grandes cantidades de bombas lacrimógenas, gas pimienta, y proyectiles de arma de fuego. Asimismo golpearon con tubos, puñetazos y patadas, de forma arbitraria e indiscriminada contra la población manifestante y a aquella que se encontraba circunstancialmente en el lugar.
 
Desde la perspectiva de los cinco equipos de observadores internacionales que estábamos presentes en distintos puntos del centro de la ciudad, se constató una reacción de violencia excesiva  por parte de las fuerzas de seguridad. Cuando la manifestación se desarrollaba en forma pacífica, se encontró con varios pelotones de la policía y el ejército que rápidamente rodearon la marcha e iniciaron la represión sin que se haya observado alguna provocación. Asimismo, detuvieron y golpearon a docenas de personas dentro del Congreso Nacional y la Universidad Pedagógica. 
 
De los hechos observados y los testimonios tomados a personas que fueron víctimas de la represión, puede constatarse que hubo agresión física contra los periodistas con credenciales de prensa, personas no vinculadas que al pasar por la zona fueron golpeadas, detenidas y heridas. Asimismo, se detuvo a personas de las comunidades indígenas organizadas del país que al caminar se encontraron con la manifestación. También se detuvo a menores de edad y personas de la tercera edad. Se reportó la vigilancia del ejército a la sede del STIBYS, que es sede del movimiento de resistencia, y el allanamiento a las instalaciones de Vía Campesina y otras acciones intimidatorias y de represión aún no verificadas. La marcha en San Pedro Sula también se encontró con una fuerte y violenta represión de parte de los agentes del estado, en donde se estima que más de 300 personas fueron detenidas, y en su mayoría golpeadas y heridas.
 
Hace una semana, la cuarta delegación de observación internacional entregó una carta al Fiscal General de la República, Luis Antonio Rubi, documentando una gran cantidad de violaciones a los derechos humanos y constitucionales de la población hondureña , y pidiéndole que constate las labores que realizan a fin de resolver esta situación y juzgar debidamente a los responsables. Aun no hemos recibido ninguna respuesta de parte del Fiscal respecto a lo que hace frente a esta situación de violaciones generalizadas.
 
Estamos sumamente preocupados por esta situación de deterioro rápido y acelerado de los derechos humanos en el país y por el bienestar de las múltiples personas que aun están detenidas. Exigimos que las autoridades remitan la lista de nombres y la ubicación de estas personas, así como su estado de salud físico. Estamos además preocupados por la situación de agudización de esta problemática de violencia social, así como la posibilidad de la aprobación de una ley de servicio militar obligatorio, y  la negación por parte del gobierno de facto de mantener relaciones diplomáticas coherentes con las instancias internacionales como la OEA.
 
Hoy a las 3 de la tarde, se realizará una conferencia de prensa en conjunto con COFADEH en la sede de esta institución.
Comuníquese con la delegación aquí: (502) 8985.2607, 9642.3566, 9659.1621 o toml@quixote.org

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